13 juin 2007

Dans la gueule de la vache

Ayant de la suite dans les idées, je visite la source du Gange. C'est 6 heures de bus et 5 heures de taxi pour me rendre à Gangotri. Tout au long de la route en montagne, de nombreux panneaux visent la sensibilisation des Indiens sur la route: License to drive, not fly ; Life is a journey, complete it ; Better be late than latter ; Speed with safety.

Je me rends à Gangotri en compagnie d'Ela, Shahir et Uval (trois Israéliens). Notre objectif est le glacier de Gomuk, mieux connu sous le nom de la gueule de la vache... de laquelle s'écoulent les eaux du Gange.

La température est clémente (entre 5 et 25 degrés) selon l'altitude et le temps de la journée. Il faut deux jours de marche pour se rendre au glacier et revenir. Toutefois, je prends une journée de plus pour pousser plus loin l'exploration. Je pars vers le village de Tapovan. Mais, en chemin je fais fausse route et me retrouve loin de mon objectif. Je dois faire demi-tour.

La marche vers le glacier et la gueule de la vache m'amène à 3800 mètres. En poursuivant mon exploration, j'ai dû monter jusqu'à 4400 ou 4600 mètres. Les paysages sont splendides et les touristes étrangers sont rares. Un bien beau trek.

La troupe

Les pics sont enneigés

La gueule de la vache

Une vue de la vallée

Un paysage vierge

Le glacier s'étend sur 50 Km

Oh my Shiva!

Varanasi est l'une des villes sacro-saintes de l'Inde. Elle est située sur la rive du Gange. Ce dernier, c'est le fleuve sacré du pays. C'est la promesse du nirvana pour tout défunt ayant ses cendres répandues en ses eaux. Dans la tradition hindouiste, le Gange est si puissant qu'il brise le cycle des réincarnations. C'est le ticket pour le paradis.

En attendant le paradis, la vie suit son cours à Varanasi. Les vaches se mêlent au flux des gens et s'installent partout où elles peuvent. Elles ont tous les privilèges. Elles mangent, boivent et dorment partout. Elles ont la bénédiction de Shiva, le dieu de la destruction. Il ne faut pas se méprendre, Shiva est un bon gars. Ce n'est pas un démon. Il ne fait que détruire pour laisser la place à la création.

Comme il y a des vaches partout, il y a aussi de la merde partout. Je ne veux pas dire que l'Inde est un merdier... mais disons que je regarde constamment où je mets les pieds. Toutefois, les Indiens sont des recycleurs hors pair. Ils récupèrent les excréments sacrés pour en faire des galettes (no joke!) qu'ils laissent sécher sur les murs. Ces galettes serviront de combustible pour alimenter des feux.

On m'a prévenu de la chaleur torride de l'Inde au mois de juin. Tous les jours, le mercure dépasse les 40 degrés. Le sommet de la semaine est 43 degrés. Tout à fait écrasant! C'est simple, je bois 4 litres d'eau par jour. Pendant la nuit, lorsque le ventilateur s'arrête pour panne de courant, je me réveille quasi instantanément en suant à grosses gouttes.

L'héritage religieux ainsi que socio-culturel de l'Inde est observable à partir des ghats. Ces derniers sont des lieux de rencontre en bordure du fleuve. Ils sont principalement constitués de marches descendant des rues de la ville jusqu'au fleuve.

Les plus particuliers de ces ghats sont ceux où les corps des morts sont brûlés. Peu après le décès, les proches de la famille amènent le corps au bord du Gange pour le faire brûler. Le processus dure trois heures. C'est plutôt particulier, pour ne pas dire complètement déboussolant. Car tout se fait sous les regards (respectueux) des passants. Les photos sont interdites!

Finalement, en compagnie d'Esmé (on s'est rejoint à Varanasi), je visite le temple Vishwanath. Par un processus douteux que l'on a encore de la peine à s'expliquer, on entre séparément dans ce temple qui est fermé aux non-hindous. Je dois avouer qu'à chaque pas que je fais en compagnie de la foule d'Indiens, je me demande ce que je fais là. Les contrôles sont nombreux et je me demande à chaque fois comment ça se fait qu'on me laisse passer. En bout de ligne, je me sens tellement pas à ma place, que je me précipite vers la sortie pour laisser la place aux véritables adorateurs. J'espère que je ne me suis pas attiré du mauvais karma avec cette expérience ;-)

Les ghats

Le matin, les gens prennent leur bain dans le Ganges

Les rituels sont nombreux

Bon matin!

La plus petite boutique au monde

Une boutique de saris

Il y a de la place pour tous dans le Ganges

Les plates-formes d'attente de train sont bondées

02 juin 2007

Jean-Marc, Jean-Make, John et Joma

Alors que j'étais à Bangkok pour quelques heures, j'en ai profité pour me faire faire des habits (cheap, cheap for you my friend!). J'ai demandé une livraison à Montréal. Plus tard, mon frère m'a confirmé que les habits pour Jean-Make sont arrivés.

Je n'aurais jamais cru que mon nom était difficile à prononcer. Mais depuis que je voyage, la preuve est faite et refaite, Jean-Marc, ce n'est pas facile. Juste avec les autres voyageurs, je dois souvent me répéter à plusieurs reprises. Et avec les Asiatiques, c'est peine perdue. Les r, ils ne connaissent pas. Alors dans le Sud-Est asiatique, j'ai troqué Jean-Marc pour John.

Plus tard, au Népal, je suis revenu à Jean-Marc dans l'espoir que ce n'était pas une cause perdue. Toujours rien à faire. Alors, j'ai opté pour une version orientale de mon nom: Joma. Ça sonne comme Jean-Marc (avec de l'imagination) et c'est plus cool que John.